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Conséquences et perspectives après les élections européennes : des marges de manœuvres devenues réduites….


Contexte et réactivation des sanctions

Depuis 2020, la communauté européenne avait suspendu les sanctions financières pour dépassement de l’objectif de déficit public, fixé à 3% du PIB. Toutefois, cette mesure a été réactivée le 19 juin 2024, peu après la dégradation de la notation de notre dette de AA à AA-, nous plaçant parmi les pays les plus mal gérés de la zone euro, aux côtés de l'Italie, de la Belgique, de la Hongrie, de la Pologne, de la Slovaquie et de Malte.


Commentaire :

La réactivation des sanctions intervient dans un contexte économique déjà tendu, et la dégradation de notre notation de crédit aggrave encore la situation. La perte de confiance des investisseurs est un signal alarmant pour l'économie nationale.


Conséquences sur notre dette et notre économie

Cette règle implique des sanctions annuelles équivalant à 0,1% du PIB, soit environ 2,5 milliards d'euros. Cette somme s'ajouterait au coût déjà élevé de notre dette, qui s'élève à plus de 55,5 milliards d'euros. De plus, cette situation pourrait encore s'aggraver en raison de la réticence des investisseurs, qui pourraient exiger une prime de risque supplémentaire. Cette situation irait à l'encontre de la baisse des taux tant espérée par les marchés financiers et les secteurs d'activités générateurs de croissance économique, tels que l'immobilier et la consommation.


Commentaire :

L'augmentation du coût de la dette publique pourrait restreindre la capacité de l'État à investir dans des projets d'infrastructure ou de soutien économique, aggravant ainsi la situation économique.


Choix stratégiques des derniers gouvernements et conséquences électorales

Cette réalité est la conséquence des choix stratégiques de nos derniers gouvernements dans la gestion des crises depuis 2020. Ainsi sauf à espérer une baisse drastique des dépenses non régaliennes (+ de 50% des dépenses de l’État français), avec les conséquences sociales désastreuses que l’on peut imaginer…, les résultats électoraux actuels ne pourront probablement pas apporter de solutions miracles. Il est donc plus que jamais nécessaire d'être rigoureux dans les choix d'investissement, en prenant en compte la zone géographique (privilégiant la zone US), les secteurs d'activités du nouveau cycle économique à venir, la taille des entreprises (BigCaps), la qualité des structures financières (croissance, rentabilité, dette…) et les atouts concurrentiels dominants (exemple Cuda pour Nvidia…).


Commentaire :

Les choix politiques passés ont laissé des marques profondes sur l'économie nationale. Les gouvernements à venir devront faire preuve d'une grande prudence et d'une vision stratégique pour redresser la situation.


Recommandations pour la zone US

Pour la zone US, nous recommandons de se concentrer sur les entreprises en amont de la chaîne AI (comme NVIDIA, SMCI, MICRON TECH, TSMC, ARM, PALANTIR, AMD, …) et de mettre de côté, pour le moment, les entreprises plus cycliques en aval de la chaîne AI dans le domaine Software (logiciel). L'exception étant Palantir, qui bénéficie à la fois de la montée en puissance de l'AI et de la dégradation du contexte géopolitique mondial…


Commentaire :

L'accent sur les entreprises technologiques en amont de la chaîne AI est judicieux compte tenu de leur potentiel de croissance et de leur résilience face aux fluctuations économiques.


Recommandations pour la zone domestique

Pour la zone domestique, il est nécessaire d'être encore plus sélectif en raison de notre retard dans les technologies naissantes et des conséquences du contexte géopolitique qui pénalise particulièrement les gouvernements européens. Les critères de sélection seront similaires à ceux mentionnés précédemment, avec toutefois un recentrage sur nos industries historiquement dominantes à l'international et une attention particulière portée aux activités centrées sur l'Europe et aux nouvelles orientations et limitations d'aides qui pourront être mises en œuvre par un nouveau gouvernement.


Commentaire :

L'économie domestique nécessite une approche prudente et sélective, privilégiant les secteurs où nous avons déjà une position forte et une expertise reconnue.

 

En conclusion

La synchronicité du résultat de l’élection européenne et de celle à venir en France, de la réactivation des sanctions financières de la communauté européenne en cas de dépassement de l'objectif de déficit public et de la dégradation de la notation de notre dette ont des conséquences importantes sur notre économie et notre dette. Il est donc crucial d'être rigoureux dans les choix d'investissement et de privilégier les entreprises en amont de la chaîne AI sur la zone US, tout en étant sélectif sur la zone domestique en raison de notre retard dans les technologies naissantes et des conséquences du contexte géopolitique. Les résultats électoraux actuels ne pourront probablement pas apporter de solutions miracles et il est important de prendre en compte les nouvelles orientations et limitations d'aides qui pourront être mises en œuvre par un nouveau gouvernement.


Commentaire :

Les prochaines décisions politiques seront déterminantes pour l'avenir économique du pays. Une gestion rigoureuse et stratégique des investissements sera essentielle pour naviguer dans cette période de turbulences.

 




Yves CHOURA

Gérant de portefeuilles chez CHAMPEIL

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